Vendredi soir à Montescaglioso, nous sommes allés manger chez Nunzia. Celle-ci partage régulièrement sa table avec des pèlerins. Elle nous a accueillis dans sa cuisine avec sa cousine Maria et nous a préparé une 12aîne de plats: des rapes, des poivrons au four, des pois chiches, des pdt mélangées à des saucisses cuites au four, des tomates séchées, des artichauts, du pain mouillé de tomates et oignons, des olives cuites a la poêle, différentes sortes de fromage (ricotta, mozzarella, provolone ….) …..le tout arrosé de vino de la casa. Tous les ingrédients sont faits maison, philosophie km zéro. Nous apprenons que le pain constitue l’aliment principal dans cette région (le pain de Matera est assez réputé) et que les pâtes ne sont jamais consommées le soir, mais plutôt le midi. Moment de partage très convivial et chaleureux.



Le lendemain, nous entamons notre dernière étape , paysage bordé de collines de champs couleurs terre de Sienne.
Nous ne croisons personne, juste des premiers cueilleurs d’olives. Et plus loin, un cycliste allemand qui doit se rendre en Sicile dans 12 jours pour la cueillette des olives.












Nous pique-niquons au bord de la gravine de Matera, assez impressionnante…. rapidement car l’orage menace.





Évidemment nous nous faisons tremper pour les derniers km .
Notre arrivée à Matera s’opère donc sous la douche, pas très glorieux pour immortaliser en photo. Cela ne nous empêche pas de profiter de la vue surprenante sur cette superbe ville troglodyte.



Nous passons la nuit dans une auberge de « jeunesse » où nous rencontrons un couple d’Australiens parcourant l’Europe à vélo pendant 3 mois, ainsi qu’une Brésilienne, et un géant serveur a l’alimentari tout proche. Nuit calme malgré tout.






Ce matin, le soleil brille à nouveau et nous pouvons prendre la pose devant la belle ville de Matera, la plus ancienne d’Europe.












Dernière petite balade en compagnie de Françoise qui doit prendre son bus de retour.
Nous suivons une visite guidée en italien. Retenons que Matera est occupée depuis le Paléolithique. Elle regorge de maisons troglodytes creusées dans la roche et posées les unes sur les autres . Elle est truffée d’églises rupestres. L’irrigation a été peaufinée par les romains.
Au siècle passé, ces maisons étaient occupées par des pauvres dans des conditions insalubres. Les animaux y vivaient à l’interieur, et la mortalité infantile était de 50 pourcent. En 1952, ces habitations, appelées Sassi, ont été considérées comme une honte nationale et les familles déplacées. En 1993, ces maisons ont été réhabilitées et reconnues comme patrimoine mondial de l’Unesco .

Toutes ces belles découvertes n’auraient pu être réalisées sans notre GO Bernard. Grâce à lui, nous avons musclé nos mollets, mais surtout découvert tant de beauté et de variété dans les Pouilles. Il faudra attendre qu’il ait confectionné son livre pour pouvoir admirer ses belles photos. La plupart des photos de ce blog proviennent de ses compagnons marcheurs amateurs.
Merci Bernard, sans toi nous n’aurions pas découvert les Pouilles de cette manière. Ce voyage a été organisé de manière parfaite, c’était du bonheur total.
Mot de la « fin » (????) : non je ne le vois pas comme ça après nos 2500km à travers l’Italie. De l’Italie profonde, nous nous en sommes remplis les yeux et tous les sens. Tant de magnifiques rencontres en chemin. Sans compter tous ceux qui ont marché à mes côtés, dont ma courageuse et battante Isabelle qui a parcouru plusieurs centaines de kilomètres et qui est arrivée à Matera avec moi. On vous tient au courant sur la saison 4 !!!!